Le 2 juin, le Parlement européen et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord visant à renforcer les règles en matière d'immigration irrégulière.
Le texte prévoit notamment la possibilité pour certains États membres de créer des centres de retour situés hors du territoire européen.
Ces structures pourraient accueillir des migrants déboutés de leur demande d'asile avant leur renvoi.
L'accord introduit également de nouvelles mesures destinées à accélérer les expulsions.
Les personnes refusant de quitter l'Union pourraient faire l'objet de sanctions plus sévères et d'interdictions d'entrée prolongées.
Les défenseurs du projet estiment qu'il permettra d'améliorer l'exécution des décisions de renvoi, et plusieurs pays se montrent déjà intéressés par ce dispositif.
À l'inverse, plusieurs ONG et élus de gauche dénoncent un risque pour les droits fondamentaux des migrants.
La France s'est montrée sceptique face à cette mesure, soulignant des risques pour le respect des droits humains et préférant des solutions nationales et encadrées.
Le texte doit encore être validé définitivement avant son entrée en vigueur.
Cette réforme marque néanmoins un tournant vers une politique migratoire plus stricte au sein de l'Union européenne.
Politique
Des Centres D'Expulsion Hors De L'UE : L'Accord Migratoire Le Plus Strict À Ce Jour